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L’étude JAMES, les jeunes et les médias numériques




Depuis 2010, l’étude JAMES fournit des chiffres représentatifs concernant l’utilisation des médias par les jeunes en Suisse. JAMES qui signifie jeunesse, activités, médias – enquête Suisse est une étude réalisée tous les deux ans par la Haute école des sciences appliquées de Zurich, ZHAW. En 2016, environ 1’100 jeunes entre 12 et 19 ans y ont répondu à l’écrit dans les écoles des trois régions linguistiques principales de Suisse. L’accent est certes mis sur l’utilisation des médias mais d’autres activités de loisirs non liées aux médias sont également prises en considération dans le questionnaire. Outre les analyses de l’échantillon global, cette enquête examine également les différences liées à des caractéristiques sociodémographiques comme l’âge, le sexe, le niveau d’instruction et le statut socioéconomique. L’enquête JAMES met en évidence les opportunités et les risques de l’utilisation des médias et fournit des données scientifiquement fiables aux administrations, spécialistes et personnes intéressées qui s’occupent des jeunes et des médias. Lien vers l’étude complète Nous vous invitons à en découvrir la synthèse ci-dessous : – Les smartphones et les tablettes sont toujours à portée de main. Maintenant, les jeunes Suisses possèdent tous, presque sans exception, un smartphone et ils sont de plus en plus nombreux à avoir une tablette. Quatre jeunes sur cinq utilisent la tablette de leur famille et quatre sur dix la leur. Ils ont toujours leur smartphone à portée de main. Celui-ci sert à communiquer, s’informer et se divertir, il remplace de plus en plus les ordinateurs et les ordinateurs portables, les appareils photo, les lecteurs de musique, les radios, les réveils, les montres et les consoles de jeux mobiles. – Snapchat et Instagram sont les grands vainqueurs parmi les réseaux sociaux généralement très appréciés. Pour la première fois, la popularité du réseau social Facebook décroît considérablement et il cède la tête des classements à Instagram. Cependant la Facebook Inc. occupe encore une bonne place : outre Instagram, le messenger pour smartphone WhatsApp qui est particulièrement apprécié fait partie du groupe. – La vidéo est reine. L’importance de YouTube et des services de streaming comme Netflix ne cessent d’augmenter pour les vidéos. YouTube qui appartient au groupe de Google est de loin le portail le plus populaire auprès des jeunes Suisse et les stars de YouTube font partie intégrante de la culture juvénile. Plus d’un tiers est abonné à un service de vidéos en streaming comme Netflix. Les vidéos gagnent sans cesse de l’importance même au sein des réseaux sociaux comme Facebook, Instagram et Snapchat. Les jeunes ne profitent pratiquement pas de la possibilité de diffuser en ligne des propres Live streams vidéos (p.ex. avec YouNow, Periscope, Facebook Live). – Plus longtemps en ligne. Pour la première fois depuis le début des enquêtes JAMES, le temps moyen passé en ligne a augmenté. Selon leurs déclarations, dans la semaine, les jeunes sont en ligne pendant 2 heures et 30 minutes, le week-end pendant 3 heures et 40 minutes. Cela correspond à une augmentation d’environ 25 % par rapport à l’enquête de 2014. On peut éventuellement expliquer ce phénomène par la multitude d’abonnements forfaitaires pour les portables. Grâce à ces abonnements, l’utilisation mobile d’Internet (3G/4G) n’est plus soumise à une limite de données. Les jeunes Suisses exercent de nombreuses activités de loisirs non médias. Les trois premières sont rencontrer des amis, faire du sport ainsi que se reposer ou simplement ne rien faire. Depuis la première enquête en 2010, les chiffres relatifs aux activités non médias n’ont pas changé. Le quotidien média des jeunes est surtout marqué par l’utilisation du portable, d’Internet et la musique. La communication via WhatsApp, que ce soit en messages individuels ou de groupe, représente une grande partie de l’utilisation quotidienne des médias. L’utilisation intense des réseaux sociaux sur les appareils mobiles ne cesse d’augmenter : neuf jeunes sur dix utilisent les réseaux sociaux sur leur smartphone tous les jours ou plusieurs fois par semaine. Les familles suisses, au sein desquelles les jeunes vivent, sont particulièrement bien équipées en médias. Dans presque tous les foyers, on trouve au moins un téléphone portable, un ordinateur ou un ordinateur portable, un téléviseur et un appareil photo numérique. Le pouvoir d’achat joue un rôle primordial autant pour la possession d’appareils que pour les abonnements aux médias disponibles : plus le statut socioéconomique est élevé, plus les appareils ou les abonnements à disposition dans les foyers sont nombreux. Seulement 1 % des jeunes interrogés ne possède pas de téléphone portable propre. Trois quarts des jeunes possèdent un ordinateur ou un ordinateur portable personnel. Plus les jeunes sont âgés, plus ils ont des appareils personnels. Les garçons en ont également plus que les filles. Les jeunes Suisses issus de l’immigration indiquent des durées d’utilisation d’Internet plus longues, utilisent de façon plus intense les réseaux sociaux et jouent plus fréquemment que les jeunes originaires de Suisse. Il est fort probable que le contact avec l’étranger qui est fortement simplifié grâce aux médias numériques est nettement plus important pour le premier groupe que pour le deuxième. L’utilisation massive du portable va de pair avec des coûts qui augmentent d’année en année. Le fait qu’environ un tiers des personnes interrogées dispose d’un volume de données mensuel supérieur à 5 Go attire l’attention sur la primordialité de l’utilisation des données sur l’appareil. La devise est : moins téléphoner et rédiger moins de SMS classiques, mais surfer plus sur le web et utiliser les réseaux sociaux ou les applications Messenger comme WhatsApp. Contrairement aux jeux, dont les chiffres restent inchangés depuis 2012, la réception de vidéos enregistre une hausse brusque. Regarder rapidement des vidéos brèves que ce soit via les réseaux sociaux, les applications Messenger ou YouTube est une des tendances du moment. Les garçons éprouvent une fascination bien plus importante que les filles pour les vidéos. L’intensité de nombreuses fonctions de portables abordées dans le questionnaire ne cesse d’augmenter au cours de la jeunesse, à l’exception des jeux et de la télévision. Utilisation du web. Les jeunes Suisses apprécient particulièrement le streaming : sept jeunes sur dix écoutent régulièrement de la musique ou des fichiers sonores sur Internet, un tiers regarde fréquemment des séries ou des films en streaming. En revanche, les supports physiques (p.ex. DVD) ne sont plus du tout appréciés. Les sites Internet préférés des jeunes Suisses sont YouTube.com, google.ch et Facebook.com. YouTube est également une des applications préférées. En 2016, nous avons interrogé les jeunes pour la première fois au sujet de leurs YouTubers préférés. Les régions linguistiques présentent des différences importantes vu qu’à cet âge-là, les jeunes visionnent en majorité les vidéos YouTube dans leur langue maternelle. Ce résultat révèle combien l’origine linguistique et culturelle est importante pour les vidéos. Le fait que 75 % des jeunes aient pu nommer un de leurs YouTubers préférés met en évidence l’importance de cette plateforme vidéo pour cette tranche d’âge. Les sources d’informations en ligne restent les moteurs de recherche, les réseaux sociaux et les portails de vidéos. Les moteurs de recherche et les réseaux sociaux ont enregistré une hausse importante depuis 2010 – les portails de vidéos ont été pris en considération seulement à partir de 2014. La contribution active aux contenus en ligne par le biais de travail de rédaction pour des blogs ou des articles sur Wikipedia semble être moins importante. Environ un tiers des jeunes utilisent régulièrement les e-mails et la téléphonie sur Internet. Violence, pornographie et cyberharcèlement. On note ici de nombreuses différences entre les sexes. Les garçons consultent beaucoup plus souvent que les filles des contenus violents ou porno- graphiques sur leur téléphone portable ou leur ordinateur. En revanche, les filles sont bien plus fréquemment confrontées à des prises de contact numériques indésirables avec des intentions sexuelles que les garçons (cybermanipulation psychologique). Un cinquième des 12-19 ans a déjà été victime d’une personne menaçant son intégrité physique (p.ex. sur Facebook) et un dixième d’entre eux indique que des propos erronés ou offensants envers eux ont déjà été divulgués sur Internet (cyberharcèlement). Réseaux sociaux. 94 % des jeunes Suisse sont membres d’au moins un réseau social. Pendant les deux dernières années, Snapchat a vraiment réussi à conquérir le cœur des jeunes. De même, Instagram a attiré de plus en plus d’utilisateurs et utilisatrices se propulsant ainsi à la première place des réseaux sociaux les plus populaires devant Snapchat. C’est la première fois depuis 2010 que le réseau social Facebook n’est pas en tête des courses. La divulgation de données personnelles et les activités communicatives au sein des réseaux sociaux sont en forte baisse. Cette tendance va de pair avec le gain en popularité des Instant Messengers (avec en tête WhatsApp) sur le smartphone. L’utilisation des paramètres de vie privée permettant de protéger les données personnelles au sein des réseaux sociaux a continué de diminuer depuis 2014. Cependant, cela ne signifie pas que les jeunes ne protègent pas suffisamment leurs données personnelles. Ce phénomène peut être entre autre justifié par le fait que Facebook, le réseau social avec les paramètres de vie privée les plus compliqués, n’est plus aussi apprécié qu’auparavant. De plus, la comparaison dans le temps révèle que les jeunes publient moins de données personnelles dans les réseaux sociaux et utilisent des canaux comme WhatsApp et Snapchat où ils peuvent mieux contrôler les informations relatives à leur vie privée. Ils utilisent également fréquemment un pseudonyme. Jeux. Deux tiers des jeunes Suisses jouent pendant leur temps libre. C’est l’activité de loisirs médias présentant les différences les plus importantes entre les sexes : la grande majorité des garçons, mais seulement une minorité de filles, jouent régulièrement à des jeux vidéo. Le jeu est une activité qui perd de façon frappante de son importance avec l’âge. Les jeux préférés des jeunes font en majorité partie de trois genres : les jeux de tir à la première et à la troisième personne (p.ex. Call of Duty), les jeux de sport (p.ex. FIFA) et les jeux en monde ouvert (p.ex. Grand Theft Auto). Il est important de tenir compte du fait que Pokemon GO n’a été publié qu’après l’enquête et n’a donc pas été pris en considération. Toujours en ligne. La possibilité de pouvoir être en ligne partout et à tout moment comble le besoin des jeunes d’échanger activement et régulièrement avec leurs pairs. Cependant, les réseaux sociaux et les chats de groupe peuvent également engendrer une pression sociale élevée. De plus, l’omniprésence du smartphone et les distractions numériques qu’il offre met les familles et les écoles à l’épreuve. Il est judicieux de fixer des moments pendant lesquels toute la famille limite son utilisation des médias, p.ex. pendant les repas, les discussions, les moments de temps libre passés ensemble et le soir dans les chambres. Les écoles ont des règles claires en termes d’utilisation de smartphone.

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